Le blog d'Yves Ballu, Cairn

La possibilité du vide

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Le dernier Ballu...

... Un roman dans lequel j'ai invité quelques ami(e)s.

Par exemple :

-          Alors, tu as l’intention de continuer l’escalade ?

-          Bien sûr ! Je crois que je vais m’inscrire au CAF. J’ai envie d’apprendre et de progresser. J’adore ça !

-          Sa majesté Destivelle n’a qu’à bien se tenir.

-          Qui est cette majesté ?

-          Catherine Destivelle l’une des meilleures alpinistes de sa génération. Je te montrerai les reportages de Paris Match. Allez, on va descendre.

Ou encore :

Dès l'entrée, on devine que l'appartement est celui d'un célibataire plus intéressé par la lecture que par les tâches ménagères. Des livres partout : sur les étagères, sur la table, par terre. Jean-Marie est affalé sur son divan. Il porte son inséparable tee-shirt siglé « Himalayan Trekking » et affiche sa mine habituelle, cheveux en bataille, barbe négligée et lunettes d'écaille descendues sur le nez.
- Autant te le dire tout de suite, Lucie, aujourd'hui, j'en ai marre de ces chimios ! Nausées, vomissements, cœur qui s'emballe, aphtes, migraines, diarrhées, constipation, difficultés respiratoires... j'en passe et des meilleures... Allez, on va continuer à endurer toutes ces joyeusetés qui font ma vie depuis vingt-cinq ans ! Alors, qui m'as-tu amené cette fois ?
Présentations.
- Yann Béhat.
- Jean-Marie Choffat. Asseyez-vous, tous les deux, sinon, c'est moi qui vais devoir me lever. Alors, comme ça tu veux te suicider, lance-t-il à Yann tout de go, et tu as demandé à Lucie de t'injecter la potion fatale. C'est pas très sympa pour elle. Remarque, elle a bien essayé de m'empoisonner à l'hosto, mais moi, je suis un coriace. Je fais de la résistance.

Ou encore :

Le père Moreau s'essuie une main avant de la tendre :
- Ça y est. Je te remets. T'es comme moi, un vieux de la vieille. C'était dans les années soixante-dix, quatre-vingt, c'est ça ? Toute une époque ! Tu te souviens, il y avait Les carnets de l'aventure de Pierre-François Degeorges. Des chouettes émissions télé qui donnaient envie aux jeunes de se bouger. Tu te rappelles Patrick Edlinger, La Vie au bout des doigts ? Il grimpait plutôt dans le Sud, mais on l'a vu quelquefois par ici. C'était le bon temps. Les Parisiens débarquaient le week-end, on pouvait en voir une centaine sur les deux jours. Il y avait du monde dans toutes les voies, les faciles comme les plus dures. Les « couennes », comme ils les appelaient. Ça rigolait, ça chantait, ça couchait, ça fumait – pas toujours du tabac –, ça se bagarrait aussi parfois. Et en bas, les paysans du coin venaient au spectacle. Ils y passaient la journée. Ensuite, d'autres ont débarqué. Aucun respect pour les anciens. Ils ont tout repris à zéro. Ils ont décoté les voies, jauni les pitons ... Les Tribout, Le Ménestrel, Fagard, Droyer, Jacob, Bouvier... J'en oublie. Sans compter les filles : Simone Badier, la Dame de pic , rudement efficace ! Catherine Destivelle, fortiche et mignonne ! Maintenant on les voit moins. Même les badauds se font rares. Les gens regardent la Formule 1, le foot... Le Saussois est un peu passé de mode, non ?

 

Ou encore :  

- C'est pas possible ! Qui c'est, ce détraqué ?
Les Pures Lumières, qui se tiennent en embuscade, s'amusent tout autant de l'attraction dans la paroi que de son effet sur le public en contrebas :
- C'est Momo, l'Arabe. Il fait son numéro dans la Rech* .
- Vous l'avez déjà vu ?
- Oui. Il vient régulièrement.
- Et... c'est pas dangereux ?
- De montrer son cul ? Ça dépend à qui...
- Je veux dire... il n'a pas de corde, là.
- Non. Il est en solo.
- Alors, s'il chute, il se tue ?
- Pas forcément. L'autre jour, il est tombé du haut de la falaise. Tout le monde s'est précipité. Quand il a ouvert les yeux et qu'on lui a demandé ce qui s'était passé, il a répondu : « J'sais pas, je viens d'arriver »...
La blague ne fait rire que les Pures Lumières. Les badauds, eux, ne peuvent détacher les yeux du grimpeur en train d'escalader la Dalle du Cœur, avec pour tout harnachement un sac de pof attaché par une cordelette autour de sa taille.
- Et... il est pieds nus !
- Ben oui. Il est nu de la tête aux pieds. Ce gars va bientôt publier un livre ; il a déjà le titre : "La Rech pour un homme nu" ...

* Au Saussois

Disponible en librairie à partir du 24 mars prochain.

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Vincendon et Henry à la Brenva : l'ascension de Claude Dufourmantelle et François-Xavier Caseneuve

Dix jours avant Vincendon et Henry, du 17 au 20 décembre 1956, la cordée Dufourmantelle Caseneuve a réussi l'ascension hivernale du mont Blanc par l'éperon de la Brenva. Sans problèmes particulier si ce n'est un incident à la descente au cours de laquelle Claude Dufourmantelle s'est sorti difficilement d'une crevasse dans laquelle il était tombé.

Mon ami Claude a récemment retrouvé un document exceptionnel : le récit de cette ascension, raconté par son compagnon de cordée. C'est lui qui l'a dactylographié, et les annotations sont de sa main. Ce qui est remarquable, c'est que ce récit recoupe en tous points le témoignage qu'il m'a livré (il y a une vingtaine d'années) pour l'écriture de "Naufrage au mont Blanc".

Bravo ami Claude, ta mémoire est remarquablement fiable ! Et merci pour ce précieux document.

Claude Dufourmantelle

 

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En bon fils, Claude a envoyé une carte postale à ses parents pour les rassurer : "Tout va bien, pas de neige pour le ski. Rentrons de faire le mont Blanc 4 jours = crevés. Prenons un repas bien gagné. Bons baisers. Claude"

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L'exploit de Christophe Profit dans la face W des Drus. Les regrets de Nicolas Philbert sur son film "Christophe".

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Mon cher Nicolas,

 Je découvre avec intérêt la préface que tu as écrite pour « Dico Vertigo » de Benard Germain aux éditions Guérin, particulièrement cet extrait concernant notre film "Christophe" :"Aujourd’hui, bien des années ont passé, et pourtant... pourtant je ne suis pas totalement en paix avec ce film. La musique ? Trop présente. Une facilité ! C’est de ma faute. Peur du silence, peur du « vide », c’est le cas de le dire. On met souvent trop de musique dans les films. Le scénario ? Cette séquence de pure fiction où Christophe fait une pause au milieu de la paroi pour écouter ses messages téléphoniques ? Trop lourde de sens, fatalement. Comme si ces messages se voulaient « le » message du film. Bien sûr, on est loin d’un film comme Free Solo, Oscar 2019 du meilleur documentaire, qui raconte les préparatifs et l’ascension par un certain Alex Honnold, avec des images à couper le souffle, d’une voie diabolique dans la paroi d’El Capitan, au cœur du Yosemite, film qui atteint des sommets d’efficacité mais aussi d’impudeur et de roublardise puisqu’il n’a de cesse d’entretenir l’appétit pulsionnel du spectateur sur l’air de Tombera ? Tombera pas ? On en est loin en effet, mais tout de même, pourquoi fallait-il que je souligne artificiellement les risques que Christophe Profit prenait en grimpant sans corde ? Les images d’escalade n’étaient-elles pas assez explicites ? Les spectateurs assez grands pour s’en apercevoir ? Hélas, la scène faisait partie de la commande et je n’ai pas osé, pas su m’y opposer. Dommage ! L’ennemi du cinéma, c’est le vouloir-dire. Quand celui-ci est trop manifeste, il devient encombrant, contre-productif. Les films doivent maintenir les questions ouvertes. Anéantir toute trace d’intention. Du reste, un film dit tou­jours autre chose - et d’autres choses - que ce que son auteur a dit, voulu dire ou cru avoir dit. Restent ces longs plans-séquences où Christophe est en train de grimper, la fissure de 45 mètres, le dièdre de 90 mètres, et là, je ne suis pas trop mécontent. Il n’y a pas d’artifice de montage, pas de faux rythme, pas de plans de coupe sur des détails qui viendraient accroître de façon cynique ou calculée le coefficient émotionnel du film."

Je suis désolé d’apprendre que tu n’es pas totalement en paix avec le film « Christophe » depuis près de 35 ans, à cause de moi.

A cause de moi.

Car même si tu as eu la délicatesse de ne pas citer mon nom, je suis bien la cause de tes tourments : « Cette séquence de pure fiction où Christophe fait une pause au milieu de la paroi pour écouter ses messages téléphoniques ? Trop lourde de sens, fatalement. Comme si ces messages se voulaient « le » message du film. » est en effet de moi. Et non seulement je l’assume, mais je la revendique. Au demeurant, je pourrais difficilement m'esquiver, car le générique du film me démasque, précisant en ouverture : « Sur une idée d’Yves Ballu ».

Avant d'aller plus loin, je tiens à préciser que contrairement à ce que tu affirmes : « Hélas, la scène faisait partie de la commande et je n’ai pas osé, pas su m’y opposer. Dommage ! », cette scène ne t’a évidemment été imposée par personne ! Ni par les sponsors de Christophe avec lesquels je n’ai jamais eu le moindre contact, ni par Jean-Pierre Bailly, le producteur qui me l’a confirmé (budget du film : 560 000 francs financés à hauteur de 100 000 francs par les sponsors, 50 000 francs par la télévision et 410 000 francs par la production), ni par feu Pierre-François Degeorges, animateur des Carnets de l’aventure sur Antenne 2 qui n’a jamais imposé quoi que ce soit à un réalisateur. Ceux qui l’ont connu pourront en témoigner. Alors ?...

Alors, souviens-toi… C’est l’inverse qui s’est passé. En tant que coscénariste, je t’ai proposé cette idée de cassette - une séquence de pure fiction, non pour "souligner artificiellement les risques que Christophe Profit prenait en grimpant sans corde" (quel rapport ??), mais pour humaniser cet exploit hallucinant en le situant dans une autre dimension : celle des autres.

J'ai suggéré de filmer Christophe en train de partir de chez lui. Son téléphone sonne. Il ne répond pas, trop concentré sur ses derniers préparatifs. Mais en partant, il se ravise et emporte la cassette sur laquelle sont enregistrés ses derniers messages (nous sommes en 1983...). Cette cassette a une valeur symbolique : elle représente les autres qu’il emmène avec lui et qui l’accompagneront au long de son ascension. Et lorsqu’il aura un moment de doute, il l’écoutera, renouant ainsi le contact avec ces autres qui comptent tant pour lui et qu’il a hâte de retrouver (je n’irai pas jusqu’à affirmer que c’est pour les retrouver plus rapidement qu’il n’a mis que 3h10 pour grimper la W des Drus !...). Malheureusement, tu as refusé de filmer Christophe emportant sa cassette. Du coup, mon « idée » amputée de moitié tombe un peu à plat. Dommage. Mais cela prouve au moins que tu as eu toute liberté pour faire ce que tu voulais, et que personne, pas même ton coscénariste ne t’a imposé quoi que ce soit !

Connaissant bien Christophe, et ayant eu le privilège de beaucoup échanger avec lui dans les premières années de sa fulgurante carrière alpine, je savais combien les autres comptaient (et comptent) dans sa vie, et particulièrement dans cette décision incroyable de refaire, sous l’œil des caméras, à une date convenue, avec une équipe de 12 personnes installées ( !) dans la paroi ouest des Drus, une ascension aussi engagée. Sais-tu que lors de sa première le 30 juin 1982, son père, Pierre Profit, a suivi à la jumelle depuis le Montenvers la progression de son rejeton ? Il n’était pas là par hasard. Il y était parce que Christophe avait souhaité qu’il y soit. Et la lettre qu’il m’a adressée : « L’alpinisme et la paternité » témoigne d’une façon bouleversante des liens qu’il entretenait avec son fils et de la confiance qu'il avait en lui.

Suggérer ce lien, ces liens, à travers un bref message, était-ce une façon « d’accroître de façon cynique ou calculée le coefficient émotionnel du film » ? Franchement, je ne le crois pas. C'était au contraire une façon de faire passer au spectateur "l'appétit pulsionnel du Tombera, Tombera pas". Au demeurant, le coefficient émotionnel du film était très largement assuré par la prestation de Christophe, sa gestuelle, sa respiration, ses imprécations parfois...

Ou bien, était-ce une façon d’éclairer la personnalité attachante de ce jeune homme qui avait tant besoin de retrouver les autres après s'en être momentanément éloigné ? Peut-être, après tout...

En toute amitié.

Yves

 

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 Voici la lettre que m'a adressée Pierre Profit :

"L’alpinisme et la paternité

Vivre en direct une escalade inédite et extrêmement dangereuse de son fils est une expérience rare. Tel a été le cas de l’escalade de la Directe Américaine des Drus en juillet 1982 par mon fils Christophe, en 3h10, en solitaire et sans assurance. J’ai suivi cette ascension à la jumelle militaire depuis le Montenvers.

Oserais-je dire que je n’ai pas éprouvé d’angoisse ni de crainte ? Etais-je anesthésié, blasé face à un phénomène que j’appréhendais d’autant mieux que je l’ai vu naitre et en ai accompagné le cheminement ? Etais-je sadique ou inconscient ?

Je ne crois pas aisé de communiquer mon sentiment. L’attitude d’un père face à la mort possible d’un enfant vécue en direct, bien en vie et qui veut vivre tout en sachant que le risque encouru est extrême, relève de plusieurs réactions psychologiques.

1-            La réaction du propriétaire de son enfant : je ne pense plus avoir cette mentalité, si tant est que je l’ai eue. Si Christophe mourait en montagne, en pleine action, je ne perdrais pas un « bien », mais un compagnon que j’ai mis au monde, dont j’ai soutenu les premiers pas, à qui j’ai présenté ma vision du monde, et devant qui je me suis finalement effacé. Car un père, une mère, bref, des parents, ne sont que les instruments d’une émergence humaine face au Dieu auquel nous croyons.

2-            La réaction de l’ami : celle-là est réelle, car perdre un ami, c’est savoir qu’on ne le reverra plus sur terre et ma peine serait grande car cet homme à qui j’ai donné beaucoup de moi-même, même si cela peut paraitre dérisoire, m’apporte beaucoup, même si mon accord ne se fait pas sur toutes ses actions.

Mais j’essaie de sublimer une réaction finalement très égoïste. Quelqu’un meure et vous laisse seul, désemparé. J’essaie de ne pas me laisser envahir par cette crainte, car la vie continue pour les autres. Et les vivants ont mutuellement besoin des vivants. Que les morts lucides, qui restent présents à mon esprit, et dont l’Esprit demeure éternel, soient le témoignage du courage et de la grandeur des hommes.

3-            La réaction de l’adulte face à l’adulte. Mon fils est un adulte qui a choisi sa forme de vie. Je pense lui avoir fait percevoir que toute action humaine n’a de valeur que si elle sert aux autres hommes, lui avoir fait cerner les obstacles qu’il rencontrera, lui avoir fait choisir les moyens pour les contourner, lui avoir fait sentir la nécessité de l’humilité.

Je crois qu’il l’a compris et que son attitude apparemment insolente ne doit pas nous faire peur.

Sa mort, comme la nôtre du reste, souhaitons-le, sera le terme d’une vie qu’il a choisie, qu’il aime et qu’il pensera avoir bien remplie. Comme nous, il la souhaite la plus tardive possible.

Peut-on rêver mieux ?

Mais on peut rêver en frémissant."

Pierre Profit le 28/03/84

 

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Hommage à Robert Paragot par mon ami Momo

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De mon ami Momo, ce bel hommage à Robert Paragot :



Robert Paragot,un grand Homme qui restera à jamais dans nos mémoires de grimpeurs : un géant qui a su conquérir aussi bien les plus hautes cîmes du monde que le cœur de ses fidèles copains de cordée

Blocs, falaises ou haute montagne, rien ne résistait à Robert Paragot. Il a fait de l’alpinisme un art et de l’escalade un mode de vie à part entière : l’alpinisme perd un héros et les grimpeurs de Fontainebleau pleurent un maître.

Son grand coeur et sa rage de vivre ont toujours été des moteurs qui ont inspiré beaucoup. Quelque soit la difficulté, il ne laissait jamais un proche derrière, même dans les situations les plus exposées ou les moments d’épreuves les plus rudes. Une belle leçon de vie à jamais gravée dans ma mémoire.

Mais quelle époque ! L’alpinisme et l’escalade étaient peu pratiqués ; Robert Paragot a tracé un chemin pour chacun d’entre nous dans cette passionnante connexion de l’Homme avec les plus difficiles traits de Dame Nature. Combien de voies ont vu le jour grâce à ses talents ? Je ne les compte pas mais ma mémoire retient chaque prise tenue comme les notes d’une partition de musique. Dans le respect le plus total, il a été un chef d’orchestre en la matière et m’a guidé bien des fois où je m’égarais dans des chemins sans issue, toujours avec la même constance amicale, une bonne humeur et une joie de vivre qui résonnent en moi toujours aujourd’hui comme une musique réconfortante.

C’était un leader qui brillait par son humilité, un Homme de conviction généreux et profondément humain. La montagne élève ; il a su entraîner derrière lui toute une génération, acceptant même de grimper « à l’ancienne » sur les falaises du Saussois avec Berardini. l’arabe aux pieds nus que je suis né l’oubliera jamais. Dans l’effort, il n’y avait plus de classes, plus de couleur de peau ni d’origine mais seulement des hommes avec la même rage de vivre et une énergie folle qui me rappellent la chance que j’ai eu, Robert, d’avoir pu suivre tes voies et d’être aujourd’hui infiniment redevable pour tout ce que tu m’as apporté.
Douchka,mes enfants et moi sont tristes

Momo

Saussois 83 M 170 14 Momo_Momo sans corde et sans teeshirt au Saussois (dans La Rech) en 1983

Saussois 83 M 170 19 Momo

Saussois 83 Momo M 170 29Momo avec une corde et un teeshirt

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Interview sur France Bleu

 

Yves Ballu, historien de la montagne

Yves Ballu, écrivain grenoblois spécialisé dans l'histoire de l'alpinisme, a été ingénieur, puis "conseiller montagne" au ministère de la jeunesse et des sports. Il possède à ce jour une documentation et des collections exceptionnelles sur le monde de la montagne !

https://www.francebleu.fr

 

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La montagne sous presse

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La montagne a depuis toujours été une source d’inspiration pour la presse écrite, offrant aux journalistes une matière qui a longtemps semblé inépuisable dans des registres aussi variés que les exploits, les drames, l’héroïsme, l’imprudence, l’humour, la fantaisie (volontaire ou non…), la vulgarisation, les sciences, les techniques, les polémiques parfois. Pour autant, l’intérêt porté à la montagne s’accordait-il avec celui des montagnards eux-mêmes, guides et alpinistes ? Pas vraiment. Pas toujours. Il suffit de mettre en regard la presse dite « grand public » avec les revues spécialisées. La même montagne y apparaît sous des jours parfois tellement différents qu’on peine à la reconnaître. Certes, les publics ne sont pas les mêmes. La presse « grand public » s’adresse aux non-initiés, privilégiant autant que possible la spontanéité, le sensationnel, quitte à céder aux approximations, voire à forcer le trait – l’ignorance étant le terreau favori de la crédulité ; le cas échéant, on assène des vérités pas toujours avérées, on porte des jugements définitifs… Dans les revues spécialisées, le propos est à la fois plus technique et plus intime, plus nuancé, plus prudent. Il s’adresse aux aficionados pétris de culture alpine qui partagent les mêmes valeurs – on est entre soi, on sait de quoi on parle, on connaît l’échelle des difficultés, on peut apprécier les performances sans avoir besoin de franchir les frontières du vraisemblable, et il suffit souvent d’une évocation pour susciter l’intérêt, l’admiration, l’envie, le désir.

Entre les hommes et la montagne, c’est une longue histoire, vieille de plusieurs siècles – et certainement bien plus vieille que celle de la presse, voire de l’imprimerie. Difficile en effet de ne pas imaginer que nos ancêtres ont, bien avant nous, levé les yeux vers les montagnes qui les dominaient et se sont interrogés : l’impossible était-il vraiment impossible, ou seulement improbable ? Et l’improbable resterait-il éternellement improbable, ou deviendrait-il possible ? Pour avoir la réponse, les plus intrépides n’ont pas résisté à l’envie de se mesurer aux difficultés de l’altitude, de la verticale, du froid, de l’inconnu… Sans doute ont-ils raconté leurs exploits. Mais la tradition orale s’est perdue dans la nuit des temps, et il ne nous reste aujourd’hui que les écrits – manuscrits, livres et journaux – pour retracer l’histoire de l’alpinisme. Et la comparaison entre ces différentes formes d’expression – qui constituent autant de prismes – n’est pas sans intérêt. Dans la presse, l’événement est traité à chaud, de façon directe, parfois brutale. Dans les livres, la forme est plus policée, le propos plus mature, l’actualité prend la pose – elle devient « présentable ».

Pourtant, il s’agit de la même montagne. Le modèle est resté quasi intact, à quelques éboulements près, et nonobstant une inexorable décrépitude de sa couverture glaciaire. On peut donc apprécier à loisir les « interprétations » des générations successives, et mesurer leur évolution.

 La presse est-elle un témoin neutre des événements ? Donne-t-elle une image pertinente, objective de l’histoire ? Non, évidemment. Au demeurant, ce n’est pas ce qu’en attendent ses lecteurs. Il convient donc de décoder les informations qu’elle propose pour en extraire les faits bruts qui constituent la « matière première » dont disposeront les historiens.

Qui plus est, non seulement la presse n’est pas un témoin neutre, mais il arrive même qu’elle ait un impact sur les événements, qu’elle les modifie, voire qu’elle les suscite. Comment se serait déroulée la conquête du mont Blanc si le savant suisse Horace-Bénédict de Saussure, qui en a conçu l’idée en 1760, avait disposé d’une fanfare médiatique équivalente à celle des « héros » de l’Annapurna ? À quel rythme auraient cédé les sommets des Alpes si L’Illustration, Le Petit Parisien, The Graphic, The Times, The Illustrated London News, l’Illustrirte Zeitung, la Domenica del Corriere, Epoca, ou Paris Match avaient, dès l’origine, tenu en haleine le grand public en publiant les péripéties des premières tentatives, des échecs, des drames, des succès ? Et plus récemment, la génération Desmaison, puis celle des Profit, Escoffier, Boivin, Destivelle auraient-elles été aussi téméraires sans les dithyrambes des grands hebdomadaires illustrés ? On peut même aller plus loin : quel rôle la presse a-t-elle joué dans le regard des hommes sur leurs montagnes ? Pourquoi ne voit-on plus la montagne aujourd’hui comme on la voyait hier ? A-t-elle changé ? Ou est-ce le regard des hommes qui n’est plus le même ? La réponse apparaît avec évidence en parcourant les journaux qui, depuis leur origine, en portent témoignage. C’est précisément l’objet de cet ouvrage : feuilleter les journaux qui ont parlé de la montagne, particulièrement ceux dits « grand public », écrits le plus souvent par des non-spécialistes à l’attention de non-initiés. S’intéresser aux sommets, aux drames et aux exploits, aux victimes et aux « héros » qu’ils ont évoqués, révélés, célébrés – créés parfois. Les suivre dans leurs choix. Les laisser raconter l’histoire de l’alpinisme. À leur façon.

 

 

Il est enfin en librairie... Un beau bébé de quelque 320 pages illustrées de près de 400 reproductions de journaux couvrant la période du 18ème jusqu'à nos jours. Des articles et des illustrations sélectionnés parmis les milliers de journaux et de magazines (grands public - j'ai volontairement laissé de côté les revues spécialisées) que j'ai rassemblés depuis... 50 ans ! Les grands thèmes sont ceux que les journalistes ont affectionnés au fil des 200 ans que couvre cette rétrospective : les grands sommets (mont Blanc, Cervin, Everest, Annapurna...), les drames, les guides, les femmes, les héros... Et comme tous les beaux livres des Editions du Mont Blanc Catherine Destivelle, il ne faut pas hésiter à... le déshabiller. Sous la jaquette, la surprise :

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On commence à en parler

Grand Air - 15 OCTOBRE 2018 - Grand Air - TéléGrenoble

200 ans d'histoire de la montagne avec l'écrivain Yves Ballu, une expé ski et snowboard dans le Karakoram en Himalaya et la présentation des Rencontres Ciné Montagne de Grenoble, 20ème du nom.

http://www.telegrenoble.net

 

La montagne sous presse, Yves Ballu, Editions du Mont-Blanc

Yves Ballu, spécialiste de l'histoire de l'alpiniste et collectionneur revisite 200 ans de drames et d'exploits depuis la 1ère ascension du Mont-Blanc en 1786 . Les sommets, Le Mont-Blanc,le Cervin, Les alpinistes, les hommes, les femmes, les guides, les accidents, les drames, les héros. Yves Ballu parcourt les unes de la presse.

https://www.francebleu.fr

Le 25 novembre prochain de 11h à 12h dans l'émission "Passion Montagne" (podcastable ensuite) :

Une séance de dédicace est prévue à La librairie des Alpes (6 rue de Seine à Paris) le samedi 8 décembre de 17h à 20h.

Un avant-goût

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Grand prix du livre de montagne du Salon de Passy

GRAND PRIX DU SALON INTERNATIONAL DU LIVRE DE MONTAGNE DE PASSY 2018

Le jury : Yves BALLU, président, Claire CRISCUOLO, Directrice de la librairie Arthaud à Grenoble (sans lien avec les éditions Arthaud), Jean-Michel ASSELIN, Jacques PERRET et Philippe REGOTTAZ.

Les ouvrages en compétition : au nombre de 23. Un cru exceptionnel tant par l’abondance des ouvrages présentés que par leur qualité, avec des auteurs déjà distingués par de prestigieux prix littéraires (Philippe CLAUDEL, Prix Renaudot et membre de l’Académie Goncourt ; Michel BUTOR, Prix Renaudot ; François GARDE, prix Goncourt du premier roman ; Paolo COGNETTI, Prix Strega et Prix Médicis étranger…), mais aussi des romans, poésies, bande dessinée et témoignages d’alpinistes émouvants et bien écrits. En voici la liste :

Léonce E.M. : « Topos… »

Françoise Fabre Rodes : « Partitions pyrénéennes »

Pierre Charmoz , Jean-Louis Lejonc : « Sherlock Holmes à Chamonix »

Manuela Gay-Crossier :  « Mon cœur dans la montagne »

Framuso : « La dent de Charlie »

Denis Ducroz : « Le pont de neige »

Gérard Glatt : « Et le ciel se refuse à pleurer »

Philippe Hiriart : « Le refuge »

Patrick  Breuzé  : « La montagne pour refuge »

Cédric Sapin-Defour : « Gravir les montagnes est une affaire de style »

Charlie  Buffet :  « Annapurna une histoire humaine »

Sam Beaugey : “Sales gosses”

Alf B. Bryn : « Cimes et bandits »

Patrice  Gain : « Denali »

Marc Turrel  Lliboutry : « le Champollion des glaces »

Michel  Butor : « Entretiens »

Ludovic Escande : « L'ascension du mont Blanc »

Gilles Modica : « Fontainebleau »

Philippe Claudel : « Entretiens »

François Garde : « Marcher à Kerguelen »

Jean-Marc Rochette : « Ailefroide Altitude 3954 »

Paolo Cognetti : « Les huit montagnes »

Nives Meroi : « Je ne te ferai pas attendre »

Dans un premier temps, le jury a sélectionné 6 ouvrages nominés :

Philippe CLAUDEL : Le lieu essentiel. Entretiens avec Fabrice Lardeau (éditions Arthaud). Le célèbre écrivain nous fait partager sa découverte de l’alpinisme et sa passion pour la montagne avec des mots simples et justes ; beaucoup de montagnards se retrouveront dans ses propos.

Paolo COGNETTI : Les huit montagnes (éditions Stock). L’auteur raconte l’histoire de Bruno, un enfant de la montagne (Val d’Aoste), et de Piero, un enfant de la ville (Milan). Les deux enfants se rencontrent et deviennent amis ; mais le destin finit par les séparer. Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti évoque la vie rude mais intense des montagnards vue par un citadin.

François GARDE : Marcher à Kerguelen (éditions Gallimard). Les Îles Kerguelen culminent à 1850 m au Mont Ross et la traversée intégrale à pieds de l’ile de la Grande Terre, réalisée par François Garde et ses trois compagnons est une belle aventure humaine, et, pour l’auteur, un voyage intérieur émaillé de réflexions profondes.

Nives MEROI : Je ne te ferai pas attendre (éditions du Mont-Blanc). Nives est une célèbre alpiniste italienne, qui aurait pu être la première femme à gravir les quatorze 8000 ; elle a choisi d’y renoncer pour rester auprès de son mari et compagnon de cordée frappé par la maladie. C’est ensemble qu’ils termineront ce challenge. Un témoignage très émouvant, bien écrit, qui ne peut laisser personne indifférent.

Gilles MODICA et Jacky GODOFFE : Fontainebleau, 100 ans d’escalade (éditions du Mont-Blanc). Ce beau livre relate la saga des « bleausards », qui ont été à l’origine du renouveau de l’alpinisme français mais aussi d’aventures plus ou moins débridées. Un livre un peu trop sage, mais une remarquable rétrospective.

Jean-Marc ROCHETTE et Olivier BOQUET : Ailefroide, altitude 3954 (éditions Casterman). Ce livre est bien plus qu’une simple bande dessinée. Jean-Marc Rochette y relate avec un talent de conteur et de dessinateur son enfance contrariée, la découverte de l’alpinisme, ses ascensions, son rêve inabouti (gravir la face Nord d’Ailefroide) et ses relations avec ses compagnons de cordée… Tout est vrai, tout sonne juste.

 Le palmarès :

 Grand Prix attribué à Nives Meroi : "Je ne te ferai pas attendre"

Mention spéciale du jury à : Jean-Marc Rochette : "Ailefroide, altitude 3954" et à Paolo Cognetti : "Les huit montagnes"

 

 Pour en savoir plus, réécoutez "Passion montagne" sur France Bleu Isère en podcast.

 

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Histoire du ski avant les JO. Sur France Inter avec Jean Lebrun

Jean Lebrun m'a invité à parler de l'histoire du ski. Ou plutôt de la préhistoire du ski, voire de la protohistoire comme l'a qualifiée Frison Roche dans la préface qu'il a écrite pour mon "Epopée du ski" (Arthaud).

A réécouter en cliquant sur ce lien.

Voici quelques images de ces temps anciens.

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Vincendon et Henry, Revol et Mackiewicz : calvaires en montagne.

"Calvaire au Mont Blanc"

Vincendon et Henry naufragés 1

Revol _

Tel est le titre de l'article publié ce 4 février par "Le Parisien, Aujourd'hui en France" sous la plume de Rosalie Lucas pour évoquer le drame Vincendon et Henry. Avec en introduction une évocation du sauvetage d'Elisabeth Revol.

A retrouver sur ce lien.

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Secours en montagne : Vincendon et Henry ne sont pas morts pour rien.

Demain lundi 5 février, aura lieu à Chamonix la commémoration du 60ème anniversaire de la création du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne ainsi que du 30ème anniversaire de la création du Centre National d’Instruction du Ski et de l’Alpinisme de la Gendarmerie. Une gravure en bronze, en mémoire de Jean Vincendon et François Henry, sera inaugurée à cette occasion. Joseph Canova, fondeur d'art, qui a réalisé cette oeuvre témoigne :

"En 1957, à l’époque de ce terrible drame j’avais 9 ans. Comme la plupart des familles françaises, nous n’avions pas de télévision, mais comme tous les journaux de l’époque ne parlaient que de cela, nous suivions au jour le jour l’évènement. Ma mère terriblement impressionnée, transposait cette tragédie sur ses deux enfants, et répétait sans cesse : « Heureusement que nous n’habitons pas à Chamonix ».

 Quelque 45 ans plus tard, en 2002, ces vagues souvenirs sont ravivés à la lecture de l’ouvrage d’Yves Ballu : « Naufrage au Mont Blanc ». Un récit parfaitement documenté qui nous amène naturellement à une évidence : ces gamins ne sont pas morts pour rien, puisque suite à leur calvaire a été constitué un corps organisé de secouristes en haute montagne… et cela mérite bien un hommage !

 Que peut faire un artiste ? Comme je fais de la sculpture, en 2003 je planche sur un premier croquis. J’aimerais le modeler en terre, pour ensuite le convertir en  bronze. En 2009, à l’occasion de la diffusion du film reportage de Denis Ducroz : « Naufragés du Mont Blanc : Vincendon et Henry » remotivé et à l’aide de l’ordinateur je reprends ma recherche de 2003… et les années passent.

 Il faudra attendre Janvier 2016, pour qu’un concours d’heureuses circonstances réveille ce beau projet : à l’occasion des vœux municipaux, je rencontre Jean-Pierre Mirabail commandant  du PGHM de Bourg Saint Maurice et en quelques mots je lui expose mon idée. Un rendez-vous est pris et le 20 Janvier 2016, et je lui remets l’avant-projet détaillé : une petite maquette imprimée en 3D…"

 Joseph CANOVA, Fondeur d’art.

 

PGHM

 

 

Voici   un extrait de la plaquette éditée par le PGHM de Chamonix :

1958   : La création des unités de secours en montagne

Le système de secours en montagne était jusqu’à présent bâti sur la solidarité en montagne et le bénévolat. La tragédie de Vincendon et Henry en a montré les limites. L’événement de l’hiver 1956-1957 conduira à l’étatisation du secours en montagne, actée par la circulaire ministérielle du 21 août 1958.

Les Préfets ont désormais la charge de l’organisation du secours en montagne dans les départements concernés.

Une nouvelle organisation du secours s’esquisse : une structure professionnelle doit s’associer aux organismes historiques qui ont fait leur preuve (Ecole de Haute Montagne, Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme et Compagnie des Guides, soutenus et coordonnés par la Société Chamoniarde de Secours en Montagne).

A cette époque, de par son implantation en montagne et la connaissance du milieu de ses militaires, la gendarmerie participe également aux opérations de secours. En 1956, la Brigade de Chamonix a même 9 opérations de secours en autonomie à son actif.

L’étatisation du secours en montagne et l’implication de la gendarmerie conduira à la création du Groupe Spécialisé de Haute Montagne le 2 octobre 1958. Le GSHM, qui est localement appelé la « Brigade Blanche », a désormais pour mission principale le secours en montagne.

Rapidement, le GSHM aura besoin d’être remanié. En effet, le nombre d’engagements sur des missions de secours augmente. En parallèle, les militaires de la Brigade Blanche sont de plus en plus impliqués dans la formation montagne interne à la gendarmerie et à l’ENSA, ou pour des participations à des compétitions de haut niveau. Ces contraintes conduiront à la transformation du GSHM. Il devient Peloton Spécialisé en Haute Montagne en 1961 et est commandé par le Lieutenant Michel Monnier. Les effectifs sont alors doublés, avec la création de douze postes supplémentaires.

 Sur cette période, à partir de 1960, d’autres unités de gendarmerie spécialisées dans le secours en montagne sont mises en place dans les différents massifs français. Actuellement, 60 ans après la création de la première unité, 22 unités de gendarmerie de secours en montagne sont implantées sur tous les massifs du territoire national.

Dans les années 1970, l’arrivée de polémiques entourant certains secours entraîne le désir de dissocier la gestion du secours d’une part et la politique locale d’autre part. Le but recherché est le renforcement de la neutralité des opérateurs du secours.

Cette décision aura pour conséquence le renforcement de la place de la gendarmerie dans le dispositif de secours en montagne. En 1971, le PSHM assure désormais l’intégralité du secours dans le massif du Mont Blanc. Il est rebaptisé Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne le 03 septembre 1971, avec à sa tête le lieutenant Jean-Jacques Mollaret.

En 2018, le PGHM de Chamonix compte 44 militaires à l’effectif : 2 officiers, 2 secrétaires, 3 maître chiens secouristes, 33 secouristes et 4 gendarmes adjoints volontaires.

En 1988, une nouvelle étape est franchie avec la création du Centre National d’Instruction de Ski et d’Alpinisme de la Gendarmerie (CNISAG). Ce centre, basé àChamonix, forme toute la branche montagne de la gendarmerie nationale. Il forme les gendarmes à tous les niveaux : du stage d’initiation à la montagne destiné auxbrigadiers, jusqu’aux stages de haute techicité pour les gendarmes spécialisés dans le secours en montagne. Le CNISAG fête cette année les 30 ans de sa création.

 

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