Voilà, c'est fini. Laure a terminé les dernières corrections, et le livre va partir en fabrication. Sortie en librairie le 3 février prochain. C'est long ? Oui... Mais il y a beaucoup à faire pour transformer un manuscrit en livre : corrections diverses, mise en page, maquette et illustrations. Merci à Laure et à Isa !
En attendant, j'ai eu la permission de vous montrer la couverture dans sa version définitive. Et tant qu'à faire, vous aurez droit aussi à l'avant-propos. Pour le reste, il faudra patienter. Je sais, je sais... vous n'en pouvez plus ! Allez, deux mois, c'est vite passé, surtout qu'entre temps, il y aura les fêtes. Pendant quelques heures, vous penserez à autre chose... et le 3 février, vous pourrez enfin vous plonger dans cette histoire haletante ! Je plaisante. Mais... Enfin, on en reparlera.
Allez, voilà la couv (pour la voir en grand, cliquez dessus) :

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Et l'avant-propos :

Qu'y a-t-il de pire que la mort ? Peut-être le désespoir qui la précède.

La montagne est dangereuse, les alpinistes le savent bien. Enfin, ceux qui la connaissent. Et Guy Labour était de ceux-là. Il la pratiquait depuis une quinzaine d’années, il s’entrainait régulièrement, il préparait ses courses avec soin, et il était du genre prudent, car il aimait la vie. Il aimait ses copains du « Groupe de Bleau » avec lesquels il partageait la passion de la montagne, du ski, de l’escalade et aussi des sorties joyeuses entre garçons et filles. Il aimait la musique et la lecture. Il aimait son métier d’ingénieur dans une grande minoterie parisienne. Enfin, il chérissait ses parents chez lesquels il vivait, « petit dernier » d’une famille de quatre fils.

A vingt-sept ans, Guy Labour avait tout pour être heureux. Et il l’était. Jusqu’à ce samedi 18 août 1934 où le glacier des Nantillons s’est ouvert sous ses pieds, le précipitant dans une crevasse. Un accident classique. Un drame banal de l’alpinisme dont les victimes se comptent chaque année par dizaines. Quelques lignes à paraître dans la chronique du Club Alpin Français.

Guy Labour savait-il que la montagne pouvait le tuer ? Evidemment : il avait assez pleuré la mort de son ami Bobi, victime d’une chute à l’Aiguille Verte trois ans auparavant, pour mesurer les risques auxquels il s’exposait en partant seul pour l’ascension des Grands Charmoz. Mais ce que personne n'avait imaginé, ni lui, ni ses amis, ni sa famille, ni les guides, c'est que ce drame - son drame - serait tout sauf banal.  En un mot, Guy Labour n’avait pas prévu qu'en disparaissant dans cette crevasse du glacier des Nantillons, il allait entrer dans l’histoire. Par accident.

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