Hé oui, mon dernier message remonte à... un certain temps. Au point que les plus "accros" qui m'ont régulièrement reproché mon silence, ont fini par se lasser...

J'avais des excuses, plus ou moins bonnes (un gros travail pour terminer la rédaction de mon prochain livre dont je parlerai bientôt, et différentes occupations chronophages). Mais je n'en ai plus - même de mauvaises. Alors, la question s'est posée avec une certaine brutalité : si je ne reprends pas maintenant mon blog, il restera en l'état définitivement. La réponse s'est imposée : au travail !

 J’espère que mon ami Jacques Perret ne m’en voudra pas de lui emprunter le titre de son excellent ouvrage : « Regards sur les Alpes » pour vous proposer deux regards dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils expriment des sensibilités différentes…

 Le premier est bien connu des collectionneurs. Il s’agit de l’artiste allemand Ernst Platz (1867 – 1940). Il a pratiqué l’alpinisme et a beaucoup représenté les alpinistes en action, illustrant de nombreux articles, livres et cartes postales, souvent dans des situations difficiles, voire dramatiques.

Voici par exemple le frontispice d’un ouvrage monumental : « Alpine Majestäten und ihr Gefolge » (1901). L’alpiniste en tenue de combat défie les sommets (Eiger, Mönch et Jungfrau) avant de les affronter.

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Autre regard : le même alpiniste qui s’interroge avant une ascension, sans voir, dans son dos, la mort qui le guette (gravure extraite d’une revue de 1896).

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 Dans un registre bien différent, Constant Joseph Brochart (1816 – 1898), portraitiste français de l'élégance féminine qu'il peignait avec un raffinement d'orfèvre n’a sans doute jamais mis les pieds en montagne. Alors, il l’a imaginée… en campant deux jeunes femmes dans l’univers hostile de glaciers et de sommets vertigineux. Mais contrairement à Ernst Platz, le regard de ses héroïnes n’est pas un regard de défi. Il exprime plutôt la crainte, voire l’incompréhension : « Mais que faisons-nous ici ? Pourquoi Constant Joseph nous a-t-il placées dans un endroit aussi effrayant ?». Ces jeunes femmes  sont tellement gracieuses qu’elles donnent à l’œuvre de l’artiste une connotation très romantique. Les gravures sont de grande taille (90 cm par 70 cm). Certains exemplaires sont en noir et blanc. Ceux que j'ai eu la chance de trouver chez mon amie Geneviève Martin qui anime avec passion l'excellente " Librairie Quand Même" sont coloriées.

Duo Gracias Brochart Glacier retouchée PS_redimensionner

 

Duo Gracias Brochart Montagne retouché PS_redimensionner